Dark ambient / Drone / industrial
 
Broken City Heart cd
 
EN / A project born from the 30 videos filmed in the huge construction site inside the "galeries de la Toison d'or" in Brussels in May 2009. The disc released on Spank Me More Records is an 18 minute piece created with the soundtracks of these videos, to which  were added vibraphone samples played by Valentin de le Court and a piano sample by Nils Frahm. Broken City Heart  wanna explore, using the me metaphor of the city, tensions between the will of permanence and the need for change to rebuild new things. And represent, in a dark ambient process, the moment of this change and feelings linked to it.  
 
FR / Entre le disque concept et la B.O. fictive, "Broken City Heart", première production de Montauk in February, est une pièce sonore de 18 minutes créée à partir des bandes sonores de séquences vidéos filmées de nuit dans l'immense chantier intérieur bruxellois des galeries de la Toison d'or. A quoi se sont ajoutées des prises "live" et retravaillées de vibraphone (Valentin delecourt) et de piano (Nils Frahm). En prise direct sur le monde qui l'entoure et scrupuleusement concentré sur une démarche expressioniste, Montauk in February se veut d'avantage plasticien que musicien.  Il laisse à entendre en les retravaillant, les bruits, comme les cris, d'une ville brisée en son centre, tiraillée entre permanence et impermanence, une métaphore du changement, une peinture sonore des tourments comme des espoirs que celui-ci induit.
 
"Broken City Heart" - smm003 - cd - 500 ex.
Additional samples by Valentin Delecourt & Nils Frahm
Masterisé par Max Finkle aux studios Pyramid
 
Broken City Heart performance :  The audiovisual performance played today is a variation based on the original material. The video footages are screened  while  the soundtrack is made in real time by manipulation of  audio source
 
Release
Cd has been released on 6th december at Ateliers Claus with Svarte Greiner (NO - Type / Miasmah) and Ghost of Watari.

Review
L’écoute de ‘Broken City Heart’ ne requiert pas d’effort particulier. 18 minutes à peine. Telle est la durée, concise, mais pourtant extrêmement dense, de cette bande sonore dont le but avoué est de suggérer à l’auditeur une suite d’images sur la ville. Plus exactement sur ses entrailles, son ventre, son cœur. Créé au départ de séquences vidéos prises de nuit sur le chantier de la (re)construction des galeries de la Toison d’or à Bruxelles, le matériau brut a bénéficié de l’apport d’un vibraphone et d’un piano, instruments qui lui confèrent un caractère musical. Ici, c’est la musique qui révèle l’image et non l’inverse. A son écoute, il n’est pas difficile de s’imaginer le décor urbain dans lequel elle s’ancre. La ville comme lieu d’incessantes transformations et tensions. Une démarche qui rappelle celle de Stephen Vitiello qui s’était enfermé dans une tour du World Trade Center avant sa destruction pour capter les signaux lumineux de Manhattan en les transformant en sons. Le projet de Pierre de Mûelenaere est intimiste dans sa forme mais sa portée parle à tous. Ce disque est le premier de Montauk in February, son alias à consonance énigmatique. Il mérite incontestablement l’attention. C’est tout naturellement que Spank Me More, le label qu’il a fondé il y a près de deux ans, le publie. (et)   (Rif Raf FR)
 
Simple ideas executed well stand the test of time. Pierre de Muelenaere has sourced recordings taken from a construction site in the heart of Brussels and mixed them down into a soundscape both plausible and unfamiliar. One can easily imagine oneself moving through this urban landscape as much as any other, but the knob is turned just enough to make the walk slightly disorienting. Particularly on "I Met the Soul of the Town" and "Deep Inside", where the artist makes the environment fairly quiver. What pushes this very short album - six pieces over less than eighteen minutes - out of straightforward soundscaping are the brief, incongruous appearances of a little vibraphone here (played by Valentin Delecourt) and a lot of piano there (by the wonderful Nils Frahm on "I Got Lost in My"). An interlude of random stabs at the vibes and what sounds like the wanton abuse of a shopping cart mar only for fifty-four seconds what is an otherwise engrossing and enriching listening experience. Elegantly designed package for such a humble project, but then again, de Muelenaere runs the label. (Sonomu.net)
 
".. sombre et inquiétant, les sonorités vibrent dans une résonance sourde, aquatique et on essaye de se guider au son du piano de Nils Frahm dont une magnifique mélodie a été samplée (I Got Lost In My). Le voyage se termine alors que l’on sort du labyrinthe, retrouvant le son du vibraphone qui semble se multiplier à l’infini. C’est court mais c’est chouette, dans le genre cinéma pour l’oreille sans que l’on ne parle pour autant de musique électroacoustique ou concrète. Pour amateur d’ambient, qu’elle soit dark, drone ou néo-classique, douce ou inquiétante puisque c’est dans ce mélange des genre que Montauk in February trouve son équilibre. (Etherreal)